Graziella Corvini - Thérapeute & Auteure

Shiatsu - Soins Ésséniens & Égyptiens - Techniques d'Ostéopathie Bio-Tissulaire

Shiatsu Genève

Historique du Shiatsu

« Shiatsu » signifie "pression avec le pouce". Le terme nait au Japon au XIX siècle, mais la pratique qu’il désigne trouve son origine bien antérieurement en Extrême Orient. En effet, ces thérapies sont déjà enseignées, sous une forme plus simple, par des moines bouddhistes avant de se propager vers la Chine où  une culture vieille de plusieurs millénaires les imprègne peu à peu.

Au VII siècle, les cultures chinoises et bouddhistes s’introduisent au Japon et influencent, à leur tour, la médecine locale de manière telle, que  la médecine traditionnelle chinoise est adoptée au Japon comme médecine officielle.
A cette époque, naissent alors deux disciplines distinctes de massage : le Tui-Na et l'An-mo, ancêtres de l'Anmma  reconnu par un diplôme d'Etat. 


Tokujiro Namikoshi (1905-2000) utilise pour la première fois le terme « shiatsu » afin de désigner sa pratique de l'Anmma. La mère de Tokujiro Namikoshi souffre de douleurs articulaires. Pour les soulager, Tokujiro - alors encore enfant - commence à serrer et frotter les parties affligées de ce corps en souffrance. Cela a pour effet de réduire les douleurs de la mère tout en développant une sensibilité dans les mains du jeune Tukujiro. Grâce à cette technique répétée les douleurs de la mère disparaissent et celle-ci vit jusqu'à 80 ans. Cette expérience conduit Namikoshi à étudier le corps humain et à appeler sa methode "shiatsu" (pression des doigts). En 1925 il ouvre le premier institut de shiatsu à Hokkaido.
Son fils, Toru Namikoshi, ouvre une école de shiatsu et obtient, en 1947, une licence officielle du ministère de la Santé du Japon. En 1955, ce même ministère reconnait le shiatsu comme médecine à part entière.

Shizuto Masunaga (1925-1981) est l'élève de Tukujiro Namikoshi. Il introduit la Médecine Traditionnelle Chinoise au Shiatsu avec les concepts de pleins et de vides (jitsu et kyo), les cinq éléments et les méridiens. Grâce à ses études des textes anciens et à son expérience clinique, Masunaga étend le parcours des douzes méridiens à l'ensemble du corps, ce qui appronfit l'efficacité de ses traitements. En 1949, Masunaga passe un diplome en psychologie, ceci le conduit à introduire une nouvelle dimension à sa pratique du Shiatsu: les maux physiques trouvent des points d'attache dans la sphère psychologique. Masunaga innove également la pratique du théreute en insistant sur la nécessité du travail que celui-ci doit effectuer sur lui à tous les niveaux. Le but étant de régler ses propres difficultés en vue d'éviter toute projection et d'atteindre ainsi un maximum de neutralité et d'hmuilité vis à vis de ses patients.

Aujourd'hui, la thérapie par le shiatsu a gardé ses fondements de médecine traditionnelle chinoise tout en s'enrichissant perpétuellement des développements des sciences médicales modernes et des différentes thérapies manuelles holistiques existantes.

En Suisse et à Genève, le shiatsu est reconnu comme médecine complémentaire sous le terme « médecine douce » et peut, par conséquent, être pris en charge par les assurances maladies complémentaires.